REVEREND HORTON HEAT (05/07/15) – Le Trabendo

REVEREND HORTON HEAT (05/07/15) – Le Trabendo

Alors que leur dernier passage prévu dans la capitale avait été reporté notamment faute d’engouement des parisiens, ce soir REVEREND HORTON HEAT n’affiche pas vraiment complet non plus. Qu’importe, le Trabendo accueille avec une ferveur méritée le trio texan !

En ouverture, nous assistons à un set assez enjoué de TALIA, trio guitare/basse/batterie parisien. L’audience est cependant éparse voire assez tiède à l’instar de l’air ambiant en ce début juillet radieux, face au pop-rock pourtant nerveux et maîtrisé de TALIA, dont les membres sont manifestement ravi de jouer ce soir.

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La foule s’est épaissie à l’arrivée de REVEREND HORTON HEAT sur les planches du Trabendo. Le combo psychobilly à la carrière impressionnante canalise un bon nombre de fans aux premiers rangs ce soir ! Car d’immenses vagues chaudes balaient le devant de la scène : lunettes noires, bananes gominées et grosses bagouzes aux poings levés scandant le rock’n’roll haut et fort.
Sur scène, contrebasse, Gretsch et batterie parfaitement équilibrées se disputent joyeusement la place d’honneur, tant visuellement que musicalement. Scott Churilla impressionne de bout en bout en virtuose de la baguette ; Jimbo Wallace, souriant mais usuellement assez discret derrière son gros engin, se fait héros conquérant le temps du morceau qui lui est dédié (« Jimbo Song »), tandis que Jim Heath transpire le rock’n’roll sur ses grands classiques comme sur les excellents nouveaux morceaux.

Au cœur du set, le leader exprime qu’il n’a pas pour habitude de jouer des titres lents en live, pas plus que de s’adonner à une succession de reprises. Cependant, la douce « Loaded Gun » suivie de deux hommages absolument maîtrisés et décomplexés de Chuck Berry et Johnny Cash (« Johnny B. Goode » et « Big River », cette dernière ne figurant pas sur la setlist) sauraient conquérir un public sceptique du psychobilly, tant l’énergie déployée et le plaisir évident percutent les esprits.

Et ce qui ne gâche rien à l’issue d’une exceptionnelle prestation : la disponibilité du Reverend himself près du merch’, distribuant signatures et proposant des photos souriantes à qui le souhaite, avec la simplicité et la sincérité des plus grands qui n’ont rien à prouver.

Remerciements à Cartel Concerts / A Jeter Prom
Photos et texte © erisxnyx pour STBC

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