THROW DOWN BONES + Coman’Shee + Dead Sea (08/02/16) – Espace B

THROW DOWN BONES + Coman’Shee + Dead Sea (08/02/16) – Espace B

Une soirée Underground Transmissions, c’est un peu comme une soirée Dead Boy en fait : l’assurance d’une programmation psyché impeccable et pointue…

DEAD SEA, qui entre chaque morceau laisse un filet vrombissant d’océan lier son set, propose une synthpop assez sombre, aux influences new wave à peine dissimulées. Même si de l’avis de certains présents ce soir, le remplacement d’une boite à rythme impersonnelle par une batterie donnerait une consistance plus savoureuse encore au quatuor parisien, on se prend au plaisir de se noyer dans les méandres de cette voix langoureuse.

Mais ce n’est que le début de la soirée, qui marque d’ailleurs son pic d’audience lors du set des franciliens de COMAN’SHEE. Disons-le tout net, on s’est pris une belle claque. Envolées monstrueuses à faire tourner la tête, comme sous un trip aussi acide que la projo colorée du fond de la salle qui caresse leurs contours. Max, Guillaume et JB sont en phase et génèrent une extraordinaire décharge d’énergie qui coule littéralement dans les veines.

THROW DOWN BONES sont entre-temps arrivés devant l’Espace B, débarqués de leur ferry coincé sous la tourmente dans la Manche. Ils ont dû en baver ; ils fignolent leurs balances à l’arrache en montant sur scène, commencent le set sans crier gare. Dave et Frankie, tous deux d’origines italiennes et installés en Angleterre, se regardent, se jaugent, n’ouvriront pas la bouche sur la durée de leur set. 40 minutes entrecoupées de réglages, bidouillages de pédales, le tout aussi jouissif que THE UNDERGROUND YOUTH, le chant de Craig Dyer en moins. Frankie est concentré sur son Epiphone, lui donne de beaux coups de poings et la brandit comme un trophée glorieux pour en extraire toute son essence. Dave oscille entre basse Fender Jazz et percu ; tom basse et caisse claire complétant la drum machine sous Mac, tandis que son bandmate se paie une incursion dansée au cœur de l’audience éparse sur le dernier morceau. Une sorte d’au-revoir gorgé de plaisir, sur un final monumental. Un rappel est réclamé, hélas le groupe semble rincé et aura donné tout son possible. On peine à comprendre comment un concert aussi grand et intense n’aura fait salle comble, savourant la chance et la grâce qui nous ont touché ce soir.

Et donc une soirée Underground Transmissions, c’est aussi l’envie irrépressible de faire des câlins de remerciements à l’orga à la fin de soirée.

Texte et photos © erisxnyx pour STBC
Remerciements à Underground Transmissions

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